mercredi 31 décembre 2008

Bons voeux...


"J'ai décidé d'être heureux parce que c'est bon pour la santé !" disait Voltaire...

Alors : Bonne année 2009 et soyons heureux ! ;-)

samedi 27 décembre 2008

Le 10 janvier : "Journée sans fourrure"


En effet, c'est le 10 janvier "la journée sans fourrure". Cette année, elle coïncide avec le premier jour des soldes. C'est l'occasion de montrer à chacun notre opposition contre l'achat de tout type de fourrure...

Pour ma part ce sera encore et toujours une année sans fourrure !

Source : Fourrure torture et le site de la Fondation Brigitte Bardot

vendredi 19 décembre 2008

112


Cette fois ça y est ! Le 112 est bien le numéro d'appel d'urgence des
27 pays de l'Union Européenne.

Et on peut appeler d'un téléphone fixe ou d'un mobile. Donc, si vous partez, je ne sais pas, en Pologne par exemple, mémorisez bien le 112 sur votre téléphone... Au cas où ! ;-)

Pour plus de renseignements, allez sur ce site : Europe's information society

jeudi 18 décembre 2008

Petite augmentation...Mais pas pour moi !

L'Elysée vient d'augmenter de 9,2 millions d'euros son budget initial pour 2008, soit une hausse de 9,1 %, a affirmé, mardi 16 décembre, dans un communiqué, le député apparenté PS René Dosière. Cette augmentation s'est faite par décret publié au Journal officiel électronique du 14 décembre 2008, a précisé M. Dosière, qui ironise sur le fait que cette "procédure discrète" n'ait pas été pas reprise dans l'édition papier du Journal Officiel.

Vérification faite, un décret au JO du 14 décembre prévoit effectivement 9,2 millions d'euros pour la présidence de la République, sous forme "d'autorisation d'engagement" et de "crédits de paiement". En compensation, le même décret annule 9,2 millions de crédits sur les budgets des missions de la défense (5,3 millions) et de la sécurité (3,9 millions). Le décret est signé par le premier ministre, François Fillon, et le ministre du budget, Eric Woerth.

"Contrairement à l'an passé, l'Elysée n'a pas utilisé la procédure transparente de la loi de finances rectificative, qui est actuellement en cours de discussion au Parlement", commente M. Dosière. Le 15 octobre, le député avait affirmé que les crédits de l'Elysée pour 2009 étaient en hausse de 11,45 % par rapport à 2008. L'Elysée avait aussitôt répondu que son budget, "exemplaire de transparence et de bonne gestion", progressait en réalité de seulement "2 %". La différence entre les deux chiffres correspondait en fait à cette hausse de 9,1 % du budget 2008 accordée en fin d'exercice, qualifiée par René Dosière de "tour de passe-passe".

Source : le monde

Bah voyons !

lundi 15 décembre 2008

mercredi 10 décembre 2008

Comment l’industrie pharmaceutique a étouffé l’essai ALLHAT


10-12-2008 - Un article récent du New-York Times dont le “Formindep” propose la traduction révèle comment l'industrie pharmaceutique a étouffé les résultats d'un grand essai clinique, l'essai ALLHAT, qui aurait dû bouleverser le traitement de l'hypertension artérielle, en améliorant la prise en charge des malades et faisant économiser des milliards d'euros, compte tenu de la fréquence de cette maladie dans le monde.

En France, l'analyse par le Formindep des données de l'assurance maladie confirme également l'absence d'impact de cet essai sur les prescriptions de médicaments antihypertenseurs. Une preuve supplémentaire de l'efficacité du travail de désinformation de l'industrie, de la réceptivité des professionnels de santé à cette désinformation, et de la défaillance des autorités sanitaires et de sécurité sociale pour la contrer.

Philippe FOUCRAS,
président du Formindep

Noël...

Ceci n'est pas politiquement correct ! Eloignez les enfants et les personnes susceptibles d'être choquées !
;-)



Source : monbeausapin.org

Mais comment ça marche ?

Monbeausapin.org est un site de bande dessinée en ligne, qui présente un auteur différent chaque jour.

Le but du site est de récolter un maximum de dons pour l'opération "Arbres de Noël" de la Croix Rouge Française, qui offre des cadeaux aux enfants défavorisés le soir de Noël. Pour ce faire, la Croix Rouge a mis en place exclusivement pour Monbeausapin un module permettant de verser des micro-dons, sans minimum de montant, alors qu'il est habituellement de 12 euros. Ce qui veut dire que si chaque visiteur donne un euro et en parle autour de lui, il y aura beaucoup de cadeaux sous le sapin cette année !

Tous les dons effectués en passant par Monbeausapin sont identifiés et enregistrés, afin que durant toute l'opération, les internautes puissent connaître le montant des dons cumulés.

Grâce à son sponsor et à un calcul du nombre de visiteurs sur le site, Monbeausapin a d'ores et déjà collecté 15 000 euros après une semaine d'existence. Merci et bravo à tous !

M. Le Président, je vous écris une bafouille que vous lirez sûrement...

De Cazals Bastien Montpellier, le 25 novembre 2008,
35, route de Lodève
34080 Montpellier


à Monsieur le Président de la République
Palais de l'Elysée
55, rue du faubourg Saint-Honoré
75008 Paris


Monsieur le Président de la République,

Si je prends la liberté de vous écrire cette lettre, c'est qu'aujourd'hui, en tant qu'enseignant et directeur d'école comme en tant que citoyen, je suis en colère, proche de la révolte. Je ne peux plus me taire. Je me dois de réagir.

Permettez-moi, tout d'abord, d'insister sur l'expression de mon profond attachement et de mon
immense respect pour cette République française dans laquelle j'ai eu la chance de venir au monde. Je suis attaché à ce pays car je considère qu'à certaines périodes de sa longue histoire, il s'y est dit, écrit et fait de si belles choses. Outre l'immense patrimoine culturel qu'elle a constitué, la France – tout particulièrement de sa révolution de 1789 au programme du Conseil National de la Résistance, en passant par la République et sa loi de 1905 sur la laïcité – a su porter si haut et avancer si loin les valeurs universelles consacrées dans la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen qu'elle a fini par faire le choix ambitieux d'une république laïque et démocratique où tous les citoyens vivent ensemble, en bénéficiant de la liberté, de l'égalité et de la solidarité ! Tellement admirable que j'ai choisi de servir cette République, ma République. J'en serais presque fier... sauf que je ne suis pour rien dans tout cela, j'en hérite. Et un tel héritage se partage ou se défend !

C'est ainsi que j'arrive à l'objet de ma lettre. En ce début de XXIème siècle, que reste-t-il de l'état républicain à la fois puissant et protecteur, comme de ses grandes missions d'intérêt public ? Plus grand chose : les idéologies en vogue étouffent la flamme républicaine tandis que les réformes en cours dépècent les derniers lambeaux des services publics. D'autres pourraient citer la justice, la santé ou la solidarité, je vous parlerai de ce que je connais, de ce que j'ai choisi : l'école primaire publique.

Monsieur le Président, autant vous le dire de suite, avec les transformations qui s'opèrent actuellement, l'État ne pourra plus garantir à chaque citoyen les mêmes droits en terme d'éducation. Et il s'agit, là, du déni d'un droit fondamental, surtout dans une république qui se prétend historiquement éclairée par le savoir et la pensée, la finesse et le bon goût. Cette ''modernisation'' de l'Éducation Nationale, qui se construit pas à pas depuis des années, avance sur plusieurs plans à la fois mais dans une grande cohérence. Sachant que votre temps est précieux, j'ai donc choisi de n'en aborder qu'un aspect, le plus saisissant.

Ayant déclaré la guerre contre l'échec scolaire, votre ministre en charge du dossier a entrepris de moderniser l'école prétendument dans l'intérêt des élèves mais avec quand même, dans un coin de la tête, les impératifs budgétaires liés à la mise en œuvre de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP), au respect du pacte européen de stabilité et autres contingences financières. Ainsi, à cette rentrée 2008 et sans concertations préalables aux prises de décisions, M. Darcos a ainsi décidé :
- de mettre en place des nouveaux programmes qui conviennent parfaitement aux élèves comme ma fille, qui est structurée, attentive et appliquée, mais ne laisseront que peu de chances à son copain Victor de surmonter ses difficultés d'apprentissage ;
-de diminuer le nombre d'heures de classe pour les élèves comme ma fille qui travaille bien et comprend vite mais pas pour Victor qui est soutenu 2h par semaine dans ses difficultés d'apprentissage ;
- et de renforcer le dispositif de stages de remise à niveau en CM1/CM2 pour que Victor entretienne ses difficultés d'apprentissage pendant les vacances de ma fille...

Mais ce n'est pas tout – et Victor est finalement un peu chanceux, car la rénovation du primaire est en cours et, pour la rentrée 2009, sans plus de concertation, M. Darcos nous annonce qu'il va :
- supprimer progressivement les enseignants membres du Réseau d'Aides Spécialisées au Enfants en Difficulté (RASED) qui aident Victor pendant le temps scolaire et sans lui refaire la classe ;
-mettre toujours plus d'élèves par classe – puisque toujours moins d'enseignants – ce qui ne plaira pas trop à ma fille qui aime avoir l'attention de la maîtresse mais beaucoup à Victor qui préfère se faire oublier ;
-et remplacer la prise en charge à l'école publique des 2/3 ans par leur accueil dans des structures locales payantes, ce qui n'affectera pas la scolarité de Victor mais de son petit frère Hugo qui restera encore un an à la maison avec sa maman car « sa veau pas l'coup de bosser au smig si faut payer le jardin des veilles » ! Hugo n'aura donc pas la chance de son frère de bénéficier des apports langagiers et de la stimulation cognitive d'une première socialisation à l'école maternelle.

Croyez-vous sincèrement, Monsieur le Président, que votre ministre pourra, par de telles réformes, atteindre l'objectif qu'il s'est fixé de diminuer par trois le nombre d'élèves en difficulté?
Et pouvez-vous m'affirmer que l'école primaire de demain continuera d'assurer à tous les élèves des chances égales d'émancipation sociale ?

Actuellement, nous assistons à la mise en œuvre, à marche forcée, des dernières grandes étapes de la transformation du système éducatif français. J'en veux pour preuve l'autoritarisme croissant exercé par la hiérarchie, le souci de rendre improductif l'exercice du droit syndical au travers du Service Minimum d'Accueil (SMA), ou celui de faire surveiller l'opinion et l'activisme des enseignants !

Aussi, comme bon nombre d'entre eux, j'entre aujourd'hui en résistance parce que je ne peux me résoudre à ce que l'école publique, mon école, ne se préoccupe ni de Victor, ni de Hugo, sans être pour autant en mesure de faire éclore un nouveau Victor Hugo. La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration (article 15 de la DDHC de 1789) c'est pourquoi d'un fonctionnaire dévoué je me vois contraint de devenir un fonctionnaire désobéissant ! En conséquence, en tant qu'enseignant tout d'abord, je prends les décisions suivantes :
- Je n'appliquerai pas les nouveaux programmes mais continuerai à travailler dans l'esprit des programmes de 2002 (qui n'ont d'ailleurs fait l'objet d'aucune évaluation).
- Je n'effectuerai pas l'aide personnalisée auprès des élèves (qui est destinée à remplacer l'aide spécialisée du Rased) mais mettrai à profit ces 60 heures annuelles pour rencontrer les parents deux fois dans l'année (en milieu et fin d'année), organiser les projets pédagogiques collectifs et également pour faire vivre la bibliothèque de mon école (qui est actuellement sous-utilisée faute de personnel mis à disposition).
- Je ne déclarerai pas à l'administration mon intention de faire grève, 48h à l'avance, mais j'informerai, comme par le passé, les parents d'élèves au moins deux jours avant.
- Je ne me porterai jamais volontaire pour les stages de remise à niveau ni ne transmettrai de liste d'élèves.
Ensuite, en tant que directeur, je prends les décisions suivantes :
- Je ne participerai plus au fichage centralisé des écoliers via Base Elèves.
- Je ne traiterai plus que les demandes administratives qui concerneront directement les élèves, mes collègues ou le fonctionnement de mon école.

Enfin, en tant que simple citoyen en dehors de tout parti politique, je n'empêcherai pas la diffusion de ces prises de position professionnelles mais au contraire, tenterai de participer à l'émergence d'une résistance citoyenne et non-violente, porteuse d'un projet de société généreux et ambitieux – depuis la crise financière, nous savons tous qu'il est possible de trouver beaucoup d'argent lorsque c'est nécessaire – car notre République est en train de tourner le dos à ses dernières missions d'intérêt public...

Conscient que vous ne mesuriez probablement ni l'ampleur du désastre qui menace l'école, ni celle de la colère qui submerge le monde enseignant, je sais que vous entendrez mon appel et ne décevrez pas l'espoir que je mets dans la grandeur de votre fonction.

Je vous prie de recevoir, Monsieur le Président de la République, l'expression de mon attachement respectueux à la dignité de l'État républicain laïc et de croire en ma détermination à continuer d'œuvrer pour tous les élèves qu'ils soient ma fille ou Victor.

CAZALS Bastien
Copie à l'Inspection de l'Éducation Nationale de la circonscription de Gignac.
Diffusion auprès des relais d'opinion.