mercredi 24 mars 2010

L'Empathie

Cette video dure 10,50 minutes mais elle est troublante et émouvante. Réservez-vous 10 minutes de calme dans votre journée de fou pour la regarder... ;-)
Le texte peut laisser à désirer.. Mais qui sommes-nous pour juger ?



Ou par Wikipédia :

"(du Grec ἐν, dans, à l'intérieur et πάθoς, souffrance, ce qu'on éprouve) est une notion complexe désignant le mécanisme par lequel un individu (un animal dans le domaine de l'éthologie) peut « comprendre » les sentiments et les émotions d'une autre personne voire, dans un sens plus général, ses états mentaux non-émotionnels comme ses croyances (on parle alors plus spécifiquement d'empathie cognitive)."

Ce petit film fait écho à un article qui vient de paraître sur One Voice:

Au « jeu de la mort » les animaux préfèrent l’empathie

Portrait d'un macaque (photo 3)

Dans le jeu « La zone Xtrême », des humains choisissent d’infliger un choc électrique à l’un d’entre eux. Chez les animaux, des expériences similaires révèlent un choix différent.

Le 17 mars 2010, les téléspectateurs de France 2 ont pu suivre la première partie d’un documentaire sur le thème « jusqu’où va la télé ». Sous le prétexte d’un jeu télévisé, « La zone Xtrême », des candidats, soutenus par le public, se sont montrés capables de mettre en péril la vie d’un être humain. Sous le contrôle d’une animatrice autoritaire, ils ont cru lui administrer des châtiments sous forme de décharges électriques, lorsqu’il était incapable de répondre aux questions posées. Si la victime était en réalité un acteur, chargé de mimer une douleur croissante, les résultats n’en sont pas moins inquiétants.
Pour reprendre les propos de Christophe Nick, auteur et réalisateur du documentaire : « la télé peut faire faire n’importe quoi à n’importe qui ».

L’humanité en question
Ce premier épisode du reportage, encadré par une équipe scientifique, s’inspire d’une expérience de psychologie sociale plus ancienne, réalisée en 1963. L’étude d’alors révélait que face à l’autorité d’hommes en « blouses blanches », 60 % des êtres humains acceptaient d’administrer un choc électrique à un autre humain, au prétexte qu’un homme de science le leur avait demandé. En 2010, d’après les résultats obtenus, ce sont 81 % des participants à la « Zone Xtrême » qui sont prêts à se transformer en bourreau si une animatrice le leur ordonne... Les bourreaux d’un instant ont tout de même bénéficié d’un soutien psychologique à l’issue des expériences. Châtier n’est pas un acte anodin. Ce résultat bouscule la notion « d’humanité ». Qualité suprême d’après les humains - car servant à les définir - que devient-elle une fois soumise à l’autorité ? L’autorité, qu’elle soit incarnée par des scientifiques ou par un média, nous conduit-elle à perdre notre libre arbitre, à oublier notre conscience et notre capacité de compassion ?

Le contrepoint des animaux
Des expériences similaires ont été réalisées avec des animaux mais leurs conclusions sont largement différentes. Les animaux préfèrent ne pas recevoir de nourriture plutôt que d’infliger un choc électrique à autrui (à noter que dans « Zone Xtrême » il n’y avait rien à gagner). Il en va ainsi des singes rhésus par exemple. Dans une expérience réalisée en 1964, 80% des singes ont arrêté d’actionner la chaîne qui leur délivrait de la nourriture quand ils se sont aperçus que cela infligeait une décharge à l’un de leurs compagnons. Ils ont préféré avoir faim plusieurs jours durant… La même expérience, réalisée avec des rats, a eu les mêmes conclusions : les rats ont préféré cesser de s’alimenter plutôt que de faire souffrir un de leurs congénères.

De l’empathie à l’altruisme
Le dernier livre de Frans de Wall, paru récemment (Éditions Les Liens qui Libèrent), rapporte également d’autres cas. Dans « L’âge de l’empathie, leçons de la nature pour une société solidaire », l’éthologue relate des expériences où les animaux souffrent de voir l’un des leurs souffrir… Il décrit notamment comment le cœur d’une oie femelle s’accélère lorsque son mâle est prix à partie par une autre oie. Il reprend aussi une expérience réalisée avec des souris, qui montre que lorsque deux souris ont passé du temps ensemble, un stimulus douloureux appliquée à l’une rend l’autre plus sensible à la douleur. Ou encore : lorsqu’un singe capucin a le choix entre un jeton qui lui donne droit à de la nourriture, et un autre jeton qui fait également gagner de la nourriture pour son compagnon, il choisit systématiquement celui qui permet de récompenser les deux…

Développer la compassion au quotidien
Tandis que la notion de sentience animale s’installe peu à peu, la diffusion du premier volet du documentaire de Christophe Nick et la publication du livre de Frans de Wall, poussent à s’interroger sur la nature humaine. Que devenons-nous face à l’autorité ? Comment se réapproprier l’humanité que – finalement (sic) – nous semblons partager avec d’autres membres du règne animal ? Pour retrouver notre libre arbitre, ne devrions-nous pas réapprendre à écouter notre conscience ? Car en développant la place de la compassion dans nos vies, en apprenant que le respect de toute vie, c’est aussi le respect de soi, nul doute que l’humanité – justement – en sortirait grandie…


A l'heure où notre gouvernement vient de signer un partenariat entre les chasseurs et l'Éducation Nationale pour parler aux enfants du développement durable, il y a de quoi s'interroger...


Source : ASPAS Nature



samedi 20 mars 2010

Expo Turner au Grand Palais

L'exposition "Turner et ses peintres", comme son nom l'indique, confronte les œuvres de Turner à celles qu'il a admirées. Son travail du blanc et de la lumière les ont, selon moi, sublimées. Au delà de la copie, Turner est un "sublimateur" !


Voici quelques œuvres parmi mes préférées de l'expo :

Le Déluge

Clair de lune, étude à Millbank

Ange debout dans le Soleil

La Maison blanche à Chelsea de Thomas GIRTIN

Jetée de Yarmouth de Constable

La Sainte Famille de Rembrandt

Helvoetluys

Paysage inachevé

Tempête de neige

Plage de Calais

L'accrochage est exemplaire confrontant les toiles de Turner à celles qui les ont inspirées. Cependant, certains seront, peut-être, déçus de ne pas y retrouver les œuvres suivantes... Je les poste pour le plaisir... ;-)



Pour plus d'infos, cliquez ICI

mardi 16 mars 2010

Lace up, save lives

Ces lacets rouges sont en vente pour lutter contre le SIDA en Afrique.




Source : tetu.com

dimanche 14 mars 2010

Alexandre ORION ou le tag "propre"



Ou comment accommoder art de la rue et pollution sans risquer de problèmes avec la police... ;-)

jeudi 11 mars 2010

Munch à la Pinacothèque

Edvard MUNCH ou l'anti-Cri.

Voici quelques œuvres que j'ai beaucoup aimées lors de cette exposition. Je vous laisse les contempler même si elles sont évidemment à voir "en vrai" ! N'hésitez pas ! C'est une très belle expo.

Il manque quelques uns de mes coups de cœur, notamment une eau forte : "Jardin de nuit" et "Paysage à la maison rouge".

Nuit d’été à Studenterlunden

La Madone

Le Baiser

Le Baiser

La Jalousie

Les Vampires

Paysage à la maison rouge
pinacothèque.com

mercredi 3 mars 2010

Un engagé pacifiste est mort...



Howard Zinn voyait « dans les plus infimes actes de protestation les racines invisibles du changement social »

"Howard Zinn, qui a enseigné l’histoire et les sciences politiques à la Boston University, où il est aujourd’hui professeur émérite a essentiellement consacré son œuvre l’étude des mouvements populaires dans la société américaine.

Son livre le plus connu Une histoire populaire des États-Unis. De 1492 à nos jours a été publié il y a 7 ans, dans sa traduction française, aux éditions Agone. En tant qu’intellectuel, Howard Zinn part de ce postulat : le point de vue traditionnellement adopté par les ouvrages d’histoire est assez limité, il réfute "l’histoire événement", "l’histoire écrite par les vainqueurs". Ainsi, il décide de rédiger un ouvrage sur l’Histoire des États-Unis afin d’en offrir une perspective différente : c’est la naissance d’une histoire populaire des États-Unis.

Ce livre dépeint les luttes qui opposèrent les Indiens d’Amérique aux Européens, l’expansion des États-Unis, les révoltes des esclaves contre le système qui les oppressait, les oppositions entre syndicalistes - ou simples travailleurs - et capitalistes, les combats des femmes contre le patriarcat, le mouvement mené par les Noirs contre le racisme et pour les droits civiques, et d’autres parties de l’Histoire américaine qui n’apparaissent pas dans les livres.

Cette histoire des États-Unis présente le point de vue de ceux dont les manuels d’histoire parlent habituellement peu. L’auteur confronte avec minutie la version officielle et héroïque (de Christophe Colomb à George Walker Bush) aux témoignages des acteurs les plus modestes. Les Indiens, les esclaves en fuite, les soldats déserteurs, les jeunes ouvrières du textile, les syndicalistes, les GI du Vietnam, les activistes des années 1980-1990, tous, jusqu’aux victimes contemporaines de la politique intérieure et étrangère américaine, viennent ainsi battre en brèche la conception unanimiste de l’histoire officielle."

"Notre travail consiste à passer de cette idée abstraite de la guerre à une vision qui permette à la population de comprendre ce qui arrive aux enfants, aux gens en général pendant une guerre." Extrait d'un artice de Jacques COUBARD, L'Humanité, 12 mai 2003.

Ce grand historien s'est éteint le 28 janvier 2010. Il fut de tous les combats : la peine de mort, le devoir de désobéissance civile, la ségrégation raciale, le féminisme...

Un de ceux qui ne hurlent pas avec les loups...


Sources :

Legrandsoir.info

lemonde.fr

lesultimaverba.blogspot.com