mercredi 13 mars 2019

Amour : Je t'aime, un peu, beaucoup...


"On peut donner bien des choses à ceux que l'on aime. Des paroles, un repos, du plaisir. Tu m'as donné les plus précieux de tout : le manque. Il m'était impossible de me passer de toi, même quand je te voyais, tu me manquais encore." Christian BOBIN


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Fougères

Quiberon

Coeurs de Marie

Reflets et vitraux

Chapelle à Senonches

"Ce qui est visible n'est que le reflet de ce qui est invisible." Rabbi Abba

Musée Dior à Granville

Vitraux de Chagall  dans la Cathédrale de Reims

Chapelle Royale de Dreux

mercredi 30 janvier 2019

"Fendre l'armure" d'Anna GAVALDA


Recueil de nouvelles paru en 2018, meilleur que « je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part » au titre si évocateur qu’il m’avait finalement un peu laissée sur la faim.
« Fendre l’armure » ressemble 7 nouvelles totalement différentes écrites pas des femmes ou des hommes à la première personne. 
Le lien : la blessure. Très bon recueil !

Quelques jolies phrases :

« J’te jure, la préf de Bobigny à côté, c’était la ferme Playmobil. »

« Il s’est levé et j’ai vu qu’il avait pas du tout le physique de ses pieds. »
« Parce que toute cette ribambelle de petits poèmes tactiles c’était très joli, mais c’était typique un truc de drague super bien rodé. »
« Quand les gens vous font rire et même s’il a beau le nier, le cœur est déjà baisé. »
«Bon. Je buvais trop d’alcool. Je n’ai pas envie de m’étendre sur ce sujet, ceux qui savent savent et n’ont pas besoin qu’on leur raconte avec quel génie le cerveau se met au service du coude et ceux qui ne savent pas ne peuvent pas comprendre. Il arrive un moment où l’on prend conscience que l’alcool (et toutes les pensées qui en découlent, se battre, résister, marchander, céder, nier, gagner du terrain, lutter, négocier, pavoiser, capituler, culpabiliser, avancer, reculer, trébucher, tomber, perdre) est l’occupation la plus importante de la journée. Pardon. Est la seule occupation de la journée. Ceux qui ont une fois, ou plusieurs, mais toujours en vain, tenté d’arrêter de fumer auront une vague idée de la misère morale dans laquelle nous plonge l’inanité d’une telle relation entre soi et soi-même à la différence près, et quelle différence, que fumer n’est pas un acte honteux aux yeux du monde. »
« –Si j’avais su que je l’aimais autant, je l’aurais aimé encore davantage. »
« Grâce à lui, j’ai rencontré Bernard qui a perdu un fils du même âge que le nôtre. Lui, sa femme l’a quitté par-dessus le marché. Il a essayé de se foutre en l’air deux fois et puis en fin de compte y s’est remarié. Comme il dit, ça revient à peu près au même sauf que ça lui fait plus d’emmerdements. »
« Y va pas passer le reste de sa vie à lire des bêtises et à empiler des briques sur un écran de télé, merde ! »
« Je lui ai laissé mon blouson. J’ai dépiauté deux morceaux de sucre que j’avais récupérés dans un self et je les ai glissés dans la poche intérieure. Pour la route. Le trou a été vite rebouché. C’était pas un gros chien. »
« J’éprouve un haut-le-cœur en poussant la porte. D’une fois sur l’autre, j’oublie à quel point je hais le McDonald’s. Cette odeur… Cette odeur de graillon, de laideur, de cruauté animale et de vulgarité mélangés. Pourquoi les serveuses se laissent-elles ainsi enlaidir ? Pourquoi porter cette visière insensée ? Pourquoi les gens font-ils si docilement la queue ? Pourquoi cette musique d’ambiance »
Et tellement d’autres !😊

Jaune !





dimanche 27 janvier 2019

"Miss Jane" de Brad Watson



Un roman à dévorer ! C'est l'histoire de Jane, une petite fille née avec une infirmité dans une ferme en Amérique en 1915.
C'est le roman de la pudeur, de la force de caractère et de la ruralité. 

Quelques beaux passages : 
"Tu fais jamais ça avec les animaux ? Tu restes là et tu les regardes sans rien dire, et tu laisses le silence s'installer jusqu'à que tu te mettes à tout entendre, tout ce que tu entendais pas avant d'avoir fait le calme en toi, et alors tu vois que les animaux se calment aussi."
"Elle ne craignait pas les serpents, pas même les venimeux, persuadée qu’ils ne la mordraient jamais si elle les laissait tranquilles. Les moustiques, pour une raison qui leur appartenait, ne la piquaient pas, bien qu’elle ne prît contre eux aucune protection."
"Tu sais quel est le surnom donné à ce type d'accouplement, pour les oiseaux ? On l'appelle "baiser cloacal". Tu ne trouves pas cela charmant ?"