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vendredi 23 août 2019

La Ferme du bout du monde de Sarah Vaughan


Magnifique saga familiale qui se situe en Cornouailles. Cette ferme est un refuge pendant la guerre et un refuge psychologique pour Lucy qui retourne sur le lieu de son enfance après un choc amoureux. Un livre empreint de passions et de liberté. J'ai adoré !

Mes bon moments : 
"Du sable entre les orteils, c'est justement ça la vraie vie, non ? "

"Je n'arrête pas de me répéter le conseil de mamie. Elle m'a mise en garde contre les regrets, m'a dit qu'il ne fallait pas laisser passer les secondes chances. "

"La perte de l'amour peut se révéler si douloureuse... ça et s'interroger sur ce qui aurait pu advenir. Sans jamais avoir la chance de le découvrir... Tu n'as pas envie d'être rongée par le regret."

"Le passé est un autre pays."

"Un mariage ne peut être jugé que par ceux qui le vivent de l'intérieur. "

samedi 10 août 2019

"Le Livre des Baltimore" de Joël DICKER


Sitôt ouvert, vous ne pouvez plus le lâcher ! Je l'ai acheté après avoir lu "La vérité sur l'affaire Harry Québert" que j'avais vraiment aimé. Là, le suspens est comparable.

C'est l'histoire de la famille Goldman, celle qui vit à Montclair et celle qui réside à Baltimore.
La première est une famille toute simple et l'autre, une à qui tout réussit : "bénie des dieux". Puis soudain, c'est le drame...
Le récit est écrit par le fils Goldman de Montclair qui voue un amour et une admiration sans bornes aux Baltimore. Les relations se nouent, s'intensifient avec le temps et nos nerfs sont mis à rude épreuve. Qu'a-t-il bien pu se passer ?
Génial !

Quelques morceaux choisis :

"Ne nous abaissons pas à fréquenter la médiocrité, car c'est une maladie contagieuse."

"En même temps qu'elle avait mis des étoiles dans ma vie, elle avait instillé une inquiétude : celle de la perdre."

"Dans vingt ans, les gens ne liront plus. C'est comme ça. Ils seront trop occupés à faire les zozos sur leurs téléphones portables. Vous savez Goldman, l'édition c'est fini. Les enfants de vos enfants 
regarderont les livres avec la même curiosité que nous regardons les hiéroglyphes des Égyptiens. Ils vous diront : "Grand-père, à quoi servaient les livres?" Et vous leur répondrez : " A rêver. Ou à couper les arbres, je ne sais plus." A ce moment-là, il sera trop tard pour se réveiller : la débilité de l'humanité aura atteint son seuil critique et nous nous entretuerons à cause de notre bêtise congénitale (ce qui d'ailleurs est déjà plus ou moins le cas)."

"Il y a eu une époque où les vedettes de l'Amérique étaient des cosmonautes et des scientifiques. Aujourd'hui, nos vedettes sont des gens qui ne font rien et passent leur temps à se photographier, eux-mêmes ou leur assiette."

"Beaucoup d'entre nous cherchons à donner un sens à nos vies, mais nos vies n'ont de sens que si nous sommes capables d'accomplir ces trois destinées : aimer, être aimer et savoir pardonner. Le reste n'est que du temps perdu."

"Les regrets sont un concept que je n'aime pas : ils signifient que nous n'assumons pas ce que nous avons été."

"La passion n'a rien à voir avec l'amour. La passion est un no man's land, une zone de guerre bombardée, située quelque part entre la douleur, la folie et la mort."





jeudi 10 mai 2018

A l'intérieur de Notre Dame de Reims

Deuxième volet de notre visite de la Cathédrale de Reims.


 "Lumière Divine" de Greg TRICKER

 Vitraux de Marc CHAGALL

 Vitraux d'Imi KNOEBEL



 Mosaïque romaine








samedi 5 mai 2018

Notre Dame de Reims : la Cathédrale des anges.


Il m'aura fallu presqu'un an pour vous livrer ces photos prises lors d'une sortie familiale !
Pour la peine, je ferai deux publications : une à l'extérieur et une à l'intérieur. La richesse des lieux et le poids de leur histoire sont sans doute la cause de ma lenteur. 

La construction de cette cathédrale a commencé en 1211 mais elle n'était pas la première. La présence d'un évêque a été attestée à Reims au IIIè siècle. La première cathédrale se situe au niveau du parking St Symphorien. 
Au début du Vè siècle l'évêque Nicaise décide d'installer sa cathédrale sur d'anciens thermes romains. Plusieurs édifices se succèdent. En 1210 un nouvel incendie le frappe et dès 1211, un fabuleux chantier démarrera jusqu'au XVIè siècle, donnant naissance à celle que l'on connaît, ce fleuron de l'architecture gothique.


2303 statues ornent l'édifice mais "l'ange au sourire" est l’emblème de Reims.








Pour en savoir plus, ce reportage :



mercredi 19 avril 2017

Les Alignements de Carnac

Les sites mégalithiques de Carnac sont inscrits sur la liste de l'UNESCO. Depuis 1991, ils sont protégés car fragilisés et le public ne peut les approcher que sous certaines conditions. 


Quand j'étais enfant, nous jouions dessus, inconscientes des dommages que nous risquions de leur causer.

En effet, ces dolmens et autres menhirs sont vieux de 4500 ans avant notre ère ! Les légendes qui tentent d'expliquer leur présence sont nombreuses. Scientifiquement, c'est la théorie d'une fonction sacrée ou funéraire qui est retenue.

Ici, ce sont les alignements du Ménec (à l'Ouest de Carnac) qui constituent l’ensemble de mégalithes le plus représentatif : 1099 menhirs sur 11 files !
Ils commencent par un cromlech de 71 blocs, où le village s'est construit.

De bien jolies photos à voir aussi chez Balbuzard !



La fontaine du Ménec

J'ai lu une très jolie citation d'un certain Jean-Yves YVEN : "Les menhirs vivent la nuit et le jour, ils se reposent sur leurs secrets."

lundi 17 avril 2017

Saint Goustan, le petit port d'Auray


Saint Goustan, petit port typique d'Auray est un lieu incontournable depuis je suis toute petite. 

On aime s'y retrouver à n'importe quelle saison, se perdre dans ses ruelles, étancher notre soif à ses bistrots, admirer les bateaux, s'arrêter sur ses bancs, rêver dans les petites boutiques ou les ateliers d’artistes, déambuler le long de la rivière d'Auray ou encore gravir les rampes du Loch jusqu'aux ruines du château.

 L'hermine, un des symboles de la Bretagne. "Plutôt la mort que la souillure" soit "Kentoc'h mervel eget bezan saotret"




 Entrelacs de glycine et de clématite



 Le quai Franklin

En partir pour mieux y revenir...

jeudi 26 février 2015

"L'Homme qui ment" de Marc LAVOINE


Bien sûr, tout le mode en a entendu parler du livre de Marc Lavoine !... On aime ou on n'aime pas le chanteur, pour ce qui est de l'écrivain, c'est une première. 
En France, on aime bien mettre les gens dans des petites boîtes bien hermétiques. Surtout si tu es chanteur, tu ne peux pas être écrivain. On n'aime pas trop quand, en plus, tu es aussi acteur... Décidément, tu cumules !! Tu ne peux pas être bon partout ! Tout de même ! On ne mélange pas les torchons et les serviettes ! 

Finalement, n'est-ce pas ça un artiste ? 

Pour ma part, je préfère me faire seule ma propre opinion. 

C'est de son histoire, dont il est question dans son livre. Ses parents habitent en banlieue parisienne. Dès les premières lignes, on est gagné par sa gouaille. On reconnaît son humour. On entend sa voix nous raconter les premiers moments de sa vie et c'est touchant. 

Son père est volage, sa mère dépressive (qui de l'oeuf ou de la poule...) et son frère est très protecteur. Pas de chance ! Ses parents désiraient ardemment une petite fille et c'est lui qui est arrivé... Bon, vu comme ça, ça ne donne pas forcément envie mais c'est sans compter sur ses talents de narrateur. 

"J'étais en stand by, en couveuse, avec un panaris, en attente d'une famille, d'un toit, d'un lit et d'un prénom, entre la vie et l'oubli. Tout ça sentait très très bon." 

Ses descriptions sont très sensuelles (dans tous les sens) et poétiques sans être ennuyeuses. 

"A chaque passage à la ferme, nous restions de longs moments , dans des parfums de bouses de vaches, d'essence de tracteurs Massey-Frerguson, de lait et d'oeufs frais, avec quelques plumes de plumes encore collées sur les coquilles. "

Voici quelques moments choisis qui m'ont émus: 

"Mon frère m'avait donné le goût de l'autre et de se contenter de peu, de ne jamais vivre pour l'argent. (...) Titi avait le comportement d'un croyant sans le dogme, sans juger, sans complaisance, une façon d'avoir la foi pour ici et maintenant, pour demain et peut-être après."

"J'étais changé, le chagrin avait pris place un peu partout."

"Le monde était suspendu et le temps se taisait, la clameur retentissait en sourdine, même la nature était pâle."

"Certaines choses restent suspendues comme des morceaux de temps dans une cachette."

"Ma Tante Denise était une lumière. Elle m'éblouissait en douceur, sans aveugler."

"Ils se parlaient beaucoup, sans même prendre le temps de boire leur café vite refroidi. Les heures passaient et je ne voulais pas entendre ce qu'ils se disaient, mais de temps à autre, je passais pas là et jetais un oeil furtif. Ils se souriaient en parlant, même des choses sérieuses. "

"Cette année-là fut révolutionnaire, quelqu'un en dehors de ma famille croyait en moi. Ce fut le déclencheur de toutes mes audaces. "

"Quand on brise le coeur de quelqu'un, on en brise toujours plusieurs à la fois, c'est ça la vie, un magasin de porcelaine."

"Billy, le plus fort d'entre nous, avait arrêté le judo à la ceinture orange, c'est dire si on était prêt à un combat de rue nocturne avec deux Shaolins tendus comme des arbalètes."

"Le pire était ce qui pouvait leur arriver de mieux. Pour le meilleur et pour le pire, voilà ! Je n'avais pas tout à fait saisi le sens de cette phrase."

"Quand le train a démarré, on s'est regardés, j'ai suivi le train le plus possible, nos yeux s'accrochaient l'un à l'autre en se disant je t'aime, et puis ils se sont décrochés de loin. Je suis rentré avec ton image à l'esprit, je revoyais cette scène et je pleurais seul sur un pont de Paris, je pleurais de joie et de chagrin."

"La beauté n'est rien à mes yeux sans la force et le combat d'une gentillesse, sans la flamme des sentiments, l'exigence du travail : l'honnêteté."

"J'étais heureux que tu sois mon père, d'avoir été ton fils. J'avais tant de choses à te confier et si peu de temps ou de courage, mais je savais que je t'aimais, ça je n'ai jamais cessé de te le dire. Même lors de nos désaccords; c'était comme ça, je t'aimais."


Une belle histoire simple et paradoxale entre le rire et l'émotion. C'est une réussite ! 





mardi 20 janvier 2015

"On ne voyait que le bonheur" De Grégoire DELACOURT



Un merveilleux livre dans la veine de "L'écrivain de la famille. 

De ces histoires qu'on a du mal à finir. Non pas parce qu'elles sont barbantes mais parce qu'on s'en délecte. 

Quelques passages choisis qui me touchent donc tout à fait personnels : 

"Ne me secouez pas, je suis plein de larmes."Henri Calet

"Tiens.
Voilà deux francs vingt, va m'acheter un paquet de Gitanes, j'ai besoin de toi maintenant.
Tu vois je ne sais pas si j'ai aimé mon père.
À quel moment un homme se rend-il compte qu'il ne sera jamais un héros?"

"Alors ma lâcheté avait fondu en larmes."

"Je m'écorchais au vide."

"Il sanglotait doucement. Sa faiblesse m'assassinait. "

"Tu vas voir Antoine, un jour, on va taxer les beaux parce qu'ils font de l'ombre aux moches..."

"Je sais bien, depuis, les femmes ne livrent pas tout au premier regard. Elles gardent des provisions. Les hommes sont des affamés."

"Un jour de douleur efface mille jours de bonheur."

"Nous allions nous protéger. Elle n'aurait plus peur, je n'aurais plus froid."

"J'ai failli tout casser dans notre maison, mais c'est en moi que j'avais laissé se casser les choses, les utopies, la mansuétude."

"Un vrai baiser d'amour. Et pour ne rien gâcher de cette bénédiction, ils n'avaient prononcé chacun qu'un seul mot. Lui : Je. Elle : t'aime. À eux deux, ils étaient toutes les phrases du monde."

"Je voulais retrouver mes rires perdus avec elle, retrouver ma joie, la douceur des bras, goûter à cette peur qui maintient en vie - celle de perdre l'autre. Je voulais soudain me noyer dans l'époustouflante beauté qu'elle avait extraite de sa tristesse, alors que, de la mienne, je n'avais été capable que de développer un sentiment de honte."

"Un enfant dort et la passion s'endort."

"Nathalie m'a trompé parce qu'elle ne s'aimait pas avec moi."

"Un jour j'avais demandé à ma mère si elle m'aimait et elle m'avait répondu à quoi ça sert?"

"Je ne pleurais pas sa mort, je pleurais ma lâcheté, mes peurs, je pleurais tout ce qu'elle ne m'avait pas appris et que, par faiblesse, je ne m'étais pas aventuré à apprendre."

"C'est dur de dire à quelqu'un qu'on n'a plus besoin de lui c'est très dur ça ronge ça l'amertume de ne pas avoir assez aimé ce qu'on quitte."

"Tu ne dois pas rester seul, c'est pas bon le silence ça raconte des choses mauvaises."

"Thomas et Anna avaient décidé très tôt de ne pas avoir d'enfant et lorsqu'un soir la femme de notre père leur avait demandé pourquoi, ils avaient répondu qu'ils avaient des chagrins qui devaient s'arrêter avec eux."

"Cioran disait que les sources d'un écrivain ce sont ses hontes. "

"Faut que tu restes dans le bruit du monde. Sinon l'idée même du chômage te bouffera la prostate et te niquera le côlon. Reste dans la brutalité, Antoine, la colère ça fait tenir debout."

"J'aimais cet instant très doux. Nous n'avions pas de passé. Pas de futur. Juste l'étourdissement d'un instant de grâce. Qui ne demandait rien. N'attendait rien."

"Au bout de la rue, nous nous séparons. Je plonge le vert de mes yeux dans la nuit des tiens. Et ce qui devait être dit est dit."

"Il faut être deux blessés pour se rencontrer, être deux errances, deux âmes perdues. Si l'une est forte, elle écrase l'autre, elle finit par l'achever. Vous deux, vous allez vous sauver."


Et puis la plus belle des citations pour moi celle de la dédicace de l'Auteur sur mon exemplaire.













mardi 24 décembre 2013

Joyeux Noël !

Je me souviens des Noël de mon enfance... Je suis heureuse de les avoir connus !

Cette rose est la dernière "rose de Noël" de notre jardin. Elle provient d'une bouture que j'ai faite d'un rosier de chez la Grande Denise (ma Marraine). Pour moi, pas de hasard ! 

Joyeux Noël à tous ceux que j'aime où qu'ils soient... <3


dimanche 7 octobre 2012

Brezolles : berceau familial


Brezolles, village familial où, gamine, je me perdais avec délice...






 La Meuvette asséchée




L'église


 

 Le banc sur lequel on n'a vraiment pas envie de s'asseoir ! ;)