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mercredi 2 décembre 2020

La Dôle

     Une première encore pour moi, en juillet, que cette montée de la Dôle : rude mais le spectacle en vaut la peine !

J'entends encore Josy, notre monitrice ESF, dans le car de la classe de neige vers les pistes de Bellefontaine, nous montrer la Dôle au loin et nous dire : "Vous voyez les enfants, la boule-là, c'est la Dôle ! On est en Suisse ! ". Et nous, de la regarder comme un lieu inaccessible.

Merci Marie-Hélène d'avoir eu la patience de m'y accompagner alors que je m'arrêtais pour photographier chaque petite fleur ou chaque vache... Histoire de reprendre mon souffle. ;) 

Je garderai précieusement le souvenir (mi amusée mi atterrée) de celle qui n'a pas dû supporter ton objectif et t'a chargée ! Moi qui pensais ces animaux placides !! 

PROFITEZ DE LA BALADE !



La fameuse vache "territoriale" sans doute une Suisse car les Montbéliardes n'ont plus leurs cornes.



La Dôle : station météo et radar : 1 677m.

Vue sur les Alpes et le Lac Léman (ou Lac de Genève en Suisse)

Vue sur les Alpes et l'aiguille du Goûter 3 863m

Le lys Martengon et le barbelé









mardi 18 août 2020

Bellefontaine et La Chaux Mourant


Bellefontaine résonne en moi comme le village où l'on skiait avec les élèves sur les pistes privées de l'AAPE Michelet. Nous y sommes retournées avec mon amie Marie-Hélène, pour une semaine de vacances début juillet. Nous avons été accueillies par la gracieuse Odile dans son gîte merveilleux et perché de la Chaux Mourant avec une vue dont on ne peut se lasser.
Les pistes appartiennent dorénavant au domaine skiable de Bellefontaine ainsi que le chalet...
Nous en avons profité pour découvrir ou redécouvrir le paysage environnant sous le soleil et parfois une petite brume où peuvent se cacher quelques Elfes ou Montagnons.












Les Génisses

Le chalet

dimanche 22 mars 2020

"La Panthère des neiges" de Sylvain Tesson



Une grande respiration loin de ce qu'on vit en ces moments anxiogènes. La quête du Graal animal, la quête de La Panthère des neiges qu'on annonçait disparue. Le retour à la nature, la vraie, à l'introspection.

On a l'oeil et l'expérience de Vincent Munier dont je suivais déjà le travail photographique et la poésie de Sylvain Tesson qui m'avait déjà bien fait vibrer "Dans les forêts de Sibérie". Magique !

Quelques passages délicieux ou terrassants : 

"Ce pays est un Éden. Climatisé."

"Soudain un âne sauvage. L'animal s'arrêta, aux aguets. Munier collait son oeil dans le viseur. Cette gymnastique s'apparentait à la chasse. Ni Munier ni moi n'avons l'âme tueuse. Pourquoi détruire une bête plus puissante et mieux adaptée que toi ? Le chasseur fait coup double. Il détruit un être et tue en lui-même le dépit de n'être point aussi viril que le loup ou aussi découplé que l'antilope. Pan ! Le coup part. "Enfin !", dit la femme du chasseur.
Il faut le comprendre le pauvre, il est injuste d'être bedonnant quand vaque autour de soi un peuple tendu comme l'arc. "

""J'ai beaucoup circulé, j'ai été regardé et je n'en savais rien" : c'était mon nouveau psaume et je le marmonne à la mode tibétaine, en bourdonnant. Il résumait ma vie. Désormais je saurai que nous déambulions parmi des yeux ouverts dans des visages invisibles. Je m'acquittais de mon ancienne indifférence par le double exercice de l'attention et de la patience. Appelons cela l'amour. "

"Le pelage des antilopes égayait l'aridité des taches joyeuses. Blanche et grisée, plus douce qu'un cachemire, leur toison les a condamnées. Les braconniers vendaient les peaux à l'industrie textile, business planétaire. L'espèce était menacée de disparition malgré les programmes de protection gouvernementaux. La lumière auréolait les encolures, je ne chassais pas cette idée : l'une des traces du passage de l'homme sur la Terre aura été sa capacité à faire place nette. L'être humain avait résolu la question philosophique de sa nature propre : il était un nettoyeur."

""... La fourrure de ces êtres laçant et délaçant leurs courses fraternelles est destinée à finir sur les épaules d'êtres humains dont les capacités physiques sont notoirement moindres. En d'autres termes, Lucette, incapable de courir cent mètres, ne rougira jamais de porter un cache-nez en chirou."

"Marie rangea la caméra :
-Ils se battent, ils vont aux filles : la vieille histoire."

"Avant de baisser les fermetures éclair des tentes, Munier nous lança sa recommandation :
-Ne mettez pas de boules Quies, les loups vont peut-être chanter.
C'est pour entendre des phrases pareilles que je partais en voyage. Puis la Lune se leva et ne put rien pour nous, il fait -30°C sous la toile. Les rêves gelaient."

"Loups ! Ne restez pas en France, ce pays a trop de goût pour l'administration des troupeaux. Un peuple qui aime les majorettes et les banquets ne peut pas supporter qu'un chef de la nuit vaque en liberté.
Déjà les fermiers rentraient dans leur ferme distribuant des coups de pied aux mastiffs. Sur Terre, la gazelle fonce, le loup rôde, le yack roule, le vautour médite, l'antilope dégage, le pika prend la soleil et le chien paie pour tout le monde."

"Munier et Marie s'aimaient. En silence, sans transports. Lui, grand et sculptural, possédait les clefs de la lecture du monde et respectait le mystère de cette fille élastique qui ne se livrait pas. Elle, somptueuse, caoutchouteuse, mutique, admirait l'homme qui savait des secrets mais ne perçait pas les siens. C'étaient deux jeunes dieux grecs dans de beaux animaux supérieurs."

"Mon camarade ne vouait pas son amour à l'idée abstraite de l'homme mais à des récipiendaires réels  : ici, les bêtes et Marie. La chair, les os, les poils, la peau : avant les sentiments, il lui fallait quelque chose sous la main."

"L'homme s'était autoproclamé chef du politburo du vivant, s'était propulsé au sommet de l'échelle et avait imaginé une flopée de dogmes pour légitimer sa domination. Tous défendaient la même cause : lui-même. "L'homme est la gueule de bois de Dieu." disais-je. Elle n'aimait pas ces formules. Elle m'accusait de lancer des pétards inutiles."

"Il restait 5 000 panthères dans le monde. Statistiquement, on comptait davantage d'êtres humains vêtus de manteaux de fourrure."

"Je la croyais camouflée dans le paysage, c'était le passage qui s'annulait à son apparition."

"Elle baillait.
Voilà l'effet de l'homme sur la panthère du Tibet. 
Elle nous tourna le dos, s'étira, disparut.
Je rendis la lunette à Munier. C'était le plus beau jour de ma vie depuis que j'étais mort."

"-L'année dernière, raconta Minier, je désespérais de voir la panthère. J'étais en train de replier mon affût quand un grand corbeau donna l'alerte sur la crête. Je restai pour l'observer, et soudain, la panthère apparut. Le corbeau me l'avait signalée.
-Par quel étrange mouvement de l'âme en arrive-t-on à tirer dans la tête d'un être pareil? dit Marie.
-"L'amour de la nature" est l'argument des chasseurs, dit Munier.
-Faut-il laisser les chasseurs entrer au musée, dis-je.
Par amour de l'art ils lacèreraient un Vélasquez. Mais par amour d'eux-mêmes, étrangement, ils sont peu nombreux à se tirer une balle dans la bouche."

"Rencontrer un animal est une jouvence. L'oeil capte un scintillement. La bête est une clef, elle ouvre une porte. Derrière, l'incommunicable."

"L'intensité avec laquelle on se force à jouir des choses est une prière adressée aux absents. Ils auraient aimé être là. C'est pour eux que nous regardons la panthère. Cette bête, sage fugace, était le totem des êtres disparus. Ma mère emportée, la fille en allée : chaque apparition les avait ramenées."

"La complicité d'un homme avec le monde animal rend supportable le séjour dans les cimetières urbains."

"Regardez la Lune !"
Elle était pleine. "C'est le dernier monde sauvage à portée de regard."









mercredi 4 mars 2020

"Et toujours les forêts" de Sandrine Collette


Les forêts ! Thème du moment s'il en est... J'ai quitté à regrets "La panthère des neiges" de Sylvain Tesson pour vite commencer "Et toujours les forêts" de Sandrine Collette. En effet, elle nous a fait l'honneur de sa visite dans notre jolie librairie du Centre Ville de Dreux : La Rose des Vents, pour un entretien public suivi d'une séance de dédicaces. Je me devais de lire ou du moins de commencer son dernier roman que j'ai terminé depuis !

La question c'est : comment une personne qui a l'air si affable, sympathique et j'ai envie de dire "normal" peut écrire de telles histoires ? Ceux qui ont lu "La dernière vague", "Il reste la poussière"... me comprennent ! Des drames, de l'horreur quotidienne poussée à son paroxysme, des histoires qui nous marquent à jamais. 

"Et toujours les forêts" est un roman post-apocalyptique un peu à la façon de "La route" de Cormac McCarthy. L'histoire commence avec l'arrivée du personnage principal, Corentin que sa mère ne veut pas mettre au monde et s'échine à "faire passer. Le pauvre ! Sa vie commence très mal mais bien que bringuebalé de familles d'accueil en amies de sa mère, il finit presque par avoir une vie "normale" auprès d'une vieille dame, Augustine, au coeur de la forêt et même aller faire ses études à la grande ville. 
Quand soudain la catastrophe arrive et le monde que l'on connaît n'est plus... Je n'en dis pas plus car je déteste que l'on déflore les histoires. 

Un roman noir sur la résilience, l'écologie, l'environnement, la relation homme-chien; les relations humaines au sens très large, l'enfance. 
Un roman intense qui fait parfois battre le coeur beaucoup plus vite et qui, une fois de plus, nous laisse pantois presque hagards. 



Quelques passages... 

"Il savait que c'était à cause de lui, tout ça. C'était son lot, le malheur. sa mère le disait en se penchant sur lui. 
J'ai jamais eu que la poisse avec toi."

"Lui, il pleurait parce que sa mère était revenue. Pendant longtemps pourtant, il en avait rêvé. Les rêves, c'est rien que des mensonges."

"Ils plantèrent des capucines là où ils avaient enterré le chat."

"Chaque semaine, à la télévision, il entendait les mots : réchauffement climatique, deux degrés, trois degrés, danger. Cela ne signifiait rien pour lui. Chaud et sec. Les vieux d'ici parlaient de l'été 1976, ils en avaient connu d'autres. C'était la nature, voilà. des choses avaient changé, bien sûr : l'été précédent, il y avait eu de mantes religieuses dans les jardins. On n'en avait jamais vu, d'ordinaire elles vivaient quatre cents kilomètres plus au Sud. Elles étaient remontées, c'était un signe. Mais les choses changeaient toujours ; c'était cela aussi, la vie. "

"Les hommes étaient intrinsèquement des meurtriers. Ils puaient la mort. Aussi stupides que les cellules cancéreuses détruisant les corps qui les abritent, jusqu'à claquer avec eux. Tuer et être tués. Insensés."

"À présent, il était en charge des autres-de tous les autres. Il n'y aurait plus personne avec qui partager, plus personne pour prendre une partie du fardeau. Plus de conseils, plus de vieille main sur son épaule pour dire qu'il devait aller de l'avant, qu'il devait cesser de réfléchir. Juste de toutes petites mains minuscules et maladroites, qu'il devait tenir jusqu'à ce qu'elle aillent seules, et qu'elles s'agitent pour dire au revoir, puisque les enfants partent toujours- Mais Augustine l'avait dit, il fallait arrêter de tourner en rond, arrêter de penser, c'était comme les regrets, cela ne servait à rien. Mais c'était si difficile. "

"Jamais il ne leur expliqua que l'ennui était un flamboiement, car jamais les enfants ne s'ennuyèrent. Ils avaient perçu l'exhalation de l'imagination, la capacité de faire un monde qui n'existait que dans leur tête, mais auquel leur tête donnait vie cependant."

"Personne ne savait pourquoi ceux-là allaient tuer. Leurs cerveaux étaient devenus fous, seule la mort existait dans leurs veines. "

"Il comprenait ces gens que des ouragans ou des raz-de-marée menacent, et qui refusent de partir."



samedi 31 août 2019

"Les Oubliés du dimanche" de Valérie Perrin



Un livre qui fait chaud au coeur comme un chat blotti contre soi.

C'est l'histoire de Justine, 21 ans, orpheline qui vit chez ses grands-parents avec son cousin suite au décès tragique de leurs parents. C'est une personne généreuse et patiente. Mais sa vie se résume à son travail. Elle se voit comme "une petite gonzesse mal coiffée qui remue du popotin le samedi soir au Paradis et pousse des chariot de désinfectants en tout genre".
Elle est aide soignante dans une maison de retraite et aime s'occuper de ces personnes âgées qui souvent se confient à elle. Notamment Hélène, une centenaire qui n'a jamais réussi à lire et qui lui raconte son histoire. Les souvenirs de l'une vont petit à petit révéler les non-dits de la famille de Justine.

Aucun atermoiement dans cette histoire, pas de pathos, juste de l'amour en barres. J'ai adoré !

Des extraits qui donnent envie :

" Mon amour,  la première fois que je t'ai embrassée, j'ai senti un battement d'ailes contre ma bouche. J'ai d'abord cru qu'un oiseau se débattait sous tes lèvres, que ton baiser ne voulait pas du mien.Mais quand ta langue est venue chercher la mienne, l'oiseau s'est mis à jouer avec nos souffle, c'était comme si on se le renvoyait de l'un à l'autre."

"Il faut écouter dans l'urgence car le silence n'est jamais loin."

"Quand on est petit, tous les grands sont des vieux."

"Nous avons tous deux vies. Une vie où l'on dit ce que l'on pensait une vie où on la ferme.Une vie où les mots passent sous silence."

"Dans sa famille, on ne se suicide pas. On vit dans le passé ou on allume la télé."

"On a forcément envie de vivre avec quelqu'un qui vous regarde."

"Mes souvenirs ont perdu la mémoire."

"L'amour ne supporte aucune explication."

"Mais n'empêche que quand j'ai un coup de blues, je prie pour que la vie m'apporte un parasol comme le sien.Son parasol s'appelle Lucien, c'était son mari."


samedi 10 août 2019

"Le Livre des Baltimore" de Joël DICKER


Sitôt ouvert, vous ne pouvez plus le lâcher ! Je l'ai acheté après avoir lu "La vérité sur l'affaire Harry Québert" que j'avais vraiment aimé. Là, le suspens est comparable.

C'est l'histoire de la famille Goldman, celle qui vit à Montclair et celle qui réside à Baltimore.
La première est une famille toute simple et l'autre, une à qui tout réussit : "bénie des dieux". Puis soudain, c'est le drame...
Le récit est écrit par le fils Goldman de Montclair qui voue un amour et une admiration sans bornes aux Baltimore. Les relations se nouent, s'intensifient avec le temps et nos nerfs sont mis à rude épreuve. Qu'a-t-il bien pu se passer ?
Génial !

Quelques morceaux choisis :

"Ne nous abaissons pas à fréquenter la médiocrité, car c'est une maladie contagieuse."

"En même temps qu'elle avait mis des étoiles dans ma vie, elle avait instillé une inquiétude : celle de la perdre."

"Dans vingt ans, les gens ne liront plus. C'est comme ça. Ils seront trop occupés à faire les zozos sur leurs téléphones portables. Vous savez Goldman, l'édition c'est fini. Les enfants de vos enfants 
regarderont les livres avec la même curiosité que nous regardons les hiéroglyphes des Égyptiens. Ils vous diront : "Grand-père, à quoi servaient les livres?" Et vous leur répondrez : " A rêver. Ou à couper les arbres, je ne sais plus." A ce moment-là, il sera trop tard pour se réveiller : la débilité de l'humanité aura atteint son seuil critique et nous nous entretuerons à cause de notre bêtise congénitale (ce qui d'ailleurs est déjà plus ou moins le cas)."

"Il y a eu une époque où les vedettes de l'Amérique étaient des cosmonautes et des scientifiques. Aujourd'hui, nos vedettes sont des gens qui ne font rien et passent leur temps à se photographier, eux-mêmes ou leur assiette."

"Beaucoup d'entre nous cherchons à donner un sens à nos vies, mais nos vies n'ont de sens que si nous sommes capables d'accomplir ces trois destinées : aimer, être aimer et savoir pardonner. Le reste n'est que du temps perdu."

"Les regrets sont un concept que je n'aime pas : ils signifient que nous n'assumons pas ce que nous avons été."

"La passion n'a rien à voir avec l'amour. La passion est un no man's land, une zone de guerre bombardée, située quelque part entre la douleur, la folie et la mort."





mardi 5 juin 2018

Milo ou la torpeur


"Le sommeil c'est comme un chat : il ne vient vous voir que si vous l'ignorez." Gillian Flynn dans "Les Apparences"

dimanche 3 juin 2018

Ça bourdonne !


Parfums, couleurs , bourdonnements : tout y est ! Nous sommes presqu'en été...

dimanche 13 mai 2018

"Larmes de combat" de Brigitte Bardot


Sous la direction d'Anne-Cécile HUPRELLE, B.B. nous livre son dernier combat, son dernier livre à 83 ans, ses "larmes de combat".

Si vous êtes comme moi un défenseur de la nature et donc des animaux, vous savez qu'au delà des polémiques, elle leur a voué sa vie.

Ce livre reprend tous ses combats, ses coups de gueule, avec semées ici et là, quelques anecdotes encore inconnues du grand public.

Sa ferveur reste intacte, l'espoir qui l'anime sera notre héritage. À nous d'en être dignes.

Quelques phrases qui m'ont touchées : 

Avant propos de Cécile HUPRELLE :
"L'Heure bleue, c'est le naturel en émoi, c'est l'animal qui exulte, c'est la vérité sans lumière. Et lorsqu'on l'a saisie, tout s'éclaire. Vivre l'Heure bleue, c'est saisir l'instant qui fuit."

"Je lui parlai de son âme et de sa nature animale, je lui parlai testament, ce mot qu'elle abhorre au plus haut point. Brigitte accepta sans réserve. Je lui proposais de tenir sa plume, ce qu'elle avait toujours refusé auparavant, et elle accepta."

"Le rapport que l'on entretient avec les êtres vivants en dit long sur nous."
"Saisir l'instant qui fuit comme la partie intacte de Brigitte : "On change d'amants, jamais de parfum." ou comme cette sincérité désarmante à propos d'un instinct maternel qui lui a autrefois fait défaut. Quand, un jour, elle m'a demandé si moi-même j'en possédais un pour mes propres enfants, je lui ai répondu qu'il n'était pas inné, mais acquis, que c'était une construction, un apprentissage, et que cette possibilité ne lui avait pas été offerte. Avant de nous quitter, elle me remercia : "Je n'ai peut-être pas été complètement un monstre alors..."

L'Heure bleue, c'est un début, l'Heure bleue, c'est une fin. C'est la possibilité d'un renouveau. Ce n'est plus une aube, mais pas encore un crépuscule."

B.B. :
"Je suis très sensible à la transcendance, à ce qui nous dépasse. Nous faisons partie d'un tout : ce fait ne me quitte jamais. La nature, la Terre, l'espace forment un ensemble homogène et cohérent. (...) Ce qui me fait peur, c'est de faire partie des humains."

"J'ai appris que la vanité humaine ne servait à rien lorsque j'ai veillé mon père mourant pendant des jours et des nuits, en 1975."

"Je respecte et j'embrasse ceux qui ne désanimalisent pas les animaux et qui ne déshumanisent pas leur propre conscience."

"Je commençais à ressentir en moi cette rage qui grandira chaque année dans mon cœur et dans mes tripes. Cette hargne qui fait déplacer des montagnes mais qui peut être aussi couronnée d'indifférence. Cette colère qui monte en moi comme une force venue d'ailleurs, capable du meilleur comme du pire, parfois." 

"J'ai donné ma jeunesse et ma beauté aux hommes et maintenant je donne ma sagesse et mon expérience aux animaux."

"Un musée, non pas à la gloire de Brigitte Bardot, mais un musée qui me ressemblerait, qui reviendrait sur ma vie humaine et mon rêve animal. Mes dernières volontés sont déjà entérinées  tout sera laissé intact à La Madrague."

"Ma mort donnera un sens à ma vie. Ma mort sacrera mon combat, le sens de mon combat."

"Les rapports superficiels où l'on cherche ses mots, la bonne position où l'on se valorise, ne m'ont jamais convenu. Moi, j'aime la sincérité. Pure et sans détour."

"Si mes prises de position ont parfois brouillé les messages humanistes que je portais, je le conçois mais je ne le regrette pas. Parce que ce qui est important pour moi, c'est de dénoncer l'horreur et la souffrance des égorgements à vif."

"On ne peut encore aujourd'hui accepter que des traditions religieuses s'expriment par le sacrifice animal." 

"La vérité  est que j'ai toujours été méfiante à l'égard de la religion quand elle domine les pensées et l'action humaine. J'ai fait une lettre, un jour, parce qu'une femme allait être lapidée au Nigéria et cette femme a été graciée. Encore une fois, je lutte contre la cruauté, la barbarie et l'exploitation des plus faibles, et d'autant plus si cela est fait au nom de Dieu."

"Maintenant je ne veux plus prendre parti pour qui que ce soit. Ce que je sais, c'est que lorsqu'on souhaite réellement le bien des animaux, qui est une cause supérieure entre toutes, car elle concerne le Vivant, je me moque du parti politique. Je n'ai jamais été une militante. Moi, depuis toujours, je réponds aux questions sans stratégie ni calcul."

"Je crois que le pire dans le deuil animal est que ce chagrin est incompris, et pis, parfois, tournée en dérision."

"L'élevage intensif, c'est le viol de la dignité de l'être vivant qu'est l'animal. Et c'est la Honte de l'être que l'Humain est devenu."

Propos du Pape: "Le cœur est unique et la même misère qui nous porte à maltraiter un animal ne tarde pas à se manifester dans la relation avec les autres personnes."

"Ils acceptèrent le principe d'une saignée sur un animal inconscient, car le Coran ne l'interdisait pas.   Ce jour m'a confortée dans l'idée que, quelle que soit la religion à laquelle on appartient, le langage de la compassion appartient à tout un chacun, ce qui me sera confirmé lors de nombreux autres échanges que j'ai eu avec Dalil Boubakeur, car par la suite, nous sommes restés en contact, au moyen de courriels ou d'appels."

"La tradition... (...) Ce laisser-faire accorde aux défenseurs des ces traditions un permis de tuer inattaquable. Cette tradition-là est une insulte à l'idée de progrès dont l'humain se targue."

"Durant cette interminable corrida, j'ai éprouvé la différence qui fut toujours la mienne : définitivement, j'étais inadaptée à ce monde qui contemplait l'agonie d'un être vivant avec gourmandise."

"Savez-vous, Madame,  ce qu'est le pire pour une femme Guerlain ? C'est qu'on ne puisse pas la sentir." 

"La chasse, loisir traditionnel, n'est rien d'autre que la jouissance malsaine de faire couler le sang."

"Le progrès humain, c'est de faire avancer les droits des plus vulnérables."

"Si les réseaux sociaux avaient exister il y a trente ans, les choses auraient bougé plus vite, j'en suis convaincue. Car aujourd'hui la force des forums incite les médias à dévoiler l’innommable, ce qui influence largement les décisions politiques."

"A celles et ceux qui luttent contre la maltraitance animale, à leurs enfants et aux générations futures : je vous aime infiniment et profondément.
Mon âme est animale."

Merci à Anne-Cécile pour sa générosité.









dimanche 18 mars 2018

Comme un vautour

Une magnifique balade sur les crêtes au dessus de Bidarray. On peut observer les Peñas de Itsusi avec les vautours et les magnifiques reliefs basques depuis le Col de Mehatse, les crêtes d'Iparla et Irubelaskakoa.
Attention au vertige !










 Un super souvenir à renouveler. Merci les amis. <3 br="">


dimanche 14 janvier 2018

Hortense de Jacques EXPERT


Thriller époustouflant ! Dès les premières pages on est happé et on n'a qu'une hâte : savoir !

Sophie est maman d'une petite Hortense qu'elle a eue avec un "pervers narcissique". Ce dernier après l'avoir quittée en apprenant la nouvelle de sa grossesse 3 ans plus tôt, la violente et lui kidnappe l'enfant.
20 ans passent quand Sophie pense croiser Hortense...

"Comme elle, j'aurais voulu avoir une de ces poupées mannequins si jolies quand j'étais petite. Mais mes parents étaient inflexibles. « Pas de ces merdes américaines », avait décrété mon père. Je n'avais jamais joué avec des Barbie, enfant, et je me suis bien rattrapée avec mon Hortense. "

"J’étais follement amoureuse, pour la première fois de mon existence. Chaque fois que j’y repense, je n’en reviens toujours pas d’avoir été aussi sotte. Comment ai-je pu croire à toutes ses sornettes ? "

"Je flotte dans une douce euphorie. Béate, et un brin pompette. "Pompette", un joli mot, c'est bien comme cela qu'on dit, lorsqu'on ne s'appartient plus tout à fait, sous l'effet de la boisson ? "


lundi 1 janvier 2018

Sur la route des sorcières vers Zugarramurdi

Au Pays Basque, au XVIIè siècle, l'inquisition a fait des ravages. 

Une jolie balade nous permet d'entrer dans de jolies grottes, de longer la rivière, d'admirer de magnifiques châtaigniers et de suivre des troupeaux de brebis pour finalement atterrir en Espagne sans l'avoir vraiment voulu. :)

Un beau souvenir qui mérite qu'on s'attarde à Zugarramurdi la prochaine fois !