samedi 12 mai 2018

Notre Dame de Chartres


La restauration continue de la cathédrale de Chartres pour notre plus grande joie.



Une partie du fameux labyrinthe








 L'horloge astronomique

 Saint Antoine de Padoue

 Un des cadrans solaires

 La reproduction végétale du labyrinthe

 Les jardins derrière la Cathédrale



vendredi 11 mai 2018

"Il reste la poussière" de Sandrine COLLETTE


Un roman très noir qu'on ne peut plus lâcher une fois ouvert. C'est un OVNI, indescriptible.

L'histoire se passe dans une ferme reculée au fond de la Patagonie, tenue par une femme rude, murée dans l'hostilité et l'indifférence, ne parlant que pour donner des ordres à ses fils. Le père ivrogne et bourreau lui aussi, est parti, laissant le domaine et les bêtes à sa femme et ses quatre fils.
Le plus jeune, Rafaël, est le souffre-douleur des trois autres jusqu'au jour où tout bascule.

Moments choisis : 

"La mère, c'est la mère. Ancrée et solide, d'une constance terrifiante, ils sont capables d'en rejouer les intonations, les menaces, les phrases qui vont suivre. Mais s'ils cherchent à en dessiner les traits, elle s'efface comme dans un rêve, floutée tel un fantôme, une silhouette sans contours, sans limites. La mère s'étend au-dessus de l'univers."

"Les absents sont morts - sa façon à elle de voir les choses, la mort ce n'est pas forcément être mort, c'est disparaître voilà tout."

"Il y a suffisamment de mal tous les jours pour ne pas s'en créer en vain. Et il faut continuer à s'occuper des brebis. Arque, ma fille. La vie n'attend pas qu'on ait envie d'y mettre les mains."

"Elle les déteste tout le temps, tous. Mais ça aussi, c'est la vie, elle n'a pas eu le choix. Maintenant qu'ils sont là. Parfois elle se dit qu'elle aurait dû les noyer à la naissance, comme on le réserve aux chatons dont on ne veut pas ; mais voilà, il faut le faire tout de suite. Après, c'est trop tard. Ce n'est pas qu'on s'attache : il n'est plus temps, c'est tout. Après, ils vous regardent. Ils ont les yeux ouverts. Et vraiment la mère y a pensé, mais elle a manqué le coche. Alors les jours où elle ne supporte plus les fils, elle se venge en se rappelant qu'elle aurait pu le faire. (...) En les entendant glousser à table, elle se remémore la naissance à chacun, et les doutes, et les tentations. Se mord la langue pour ne rien dire - bien sûr cela la soulagerait tant, mais cette carte-là, il faut la garder pour un jour exceptionnel, un vrai jour de haine, noir et profond."

"De tous temps il en a été ainsi, et les riches ont fait laver leurs fautes aux miséreux, rejetant sur eux la honte et le sang, parce que les pauvres s’en foutent, et qu’à leur tour ils transforment la saleté en argent. Cela ne les gêne pas de tendre la main ; ils y sont habitués depuis des siècles, c’est comme rincer la merde, et peut-être ils se pincent le nez mais ils finissent par le faire et c’est toujours assez bon pour eux."

"C'est le mot qui l'interpelle, un mot qu'il n'a jamais entendu. Le bonheur."

jeudi 10 mai 2018

A l'intérieur de Notre Dame de Reims

Deuxième volet de notre visite de la Cathédrale de Reims.


 "Lumière Divine" de Greg TRICKER

 Vitraux de Marc CHAGALL

 Vitraux d'Imi KNOEBEL



 Mosaïque romaine








dimanche 6 mai 2018

"Le Surveillant" de David Von Grafenberg

David, las de sa carrière dans la mode, décide d'accepter un peu par hasard ce job de surveillant (on dit assistant d'éducation) de collège des beaux quartiers. 

"Je n'aimais pas les enfants, car j'avais peur qu'ils voient en moi tout ce que je ne voulais pas qu'ils me rappellent, ce qui faisait moi, que je ne maîtrisais pas et ce pour quoi je ne pouvais rien. Mais, derrière chaque peur, il y a un attrait."

Dans chaque chapitre, David raconte un collégien et à chaque fois, ce que cet élève a permis de révéler en lui : une forme de thérapie par le don de soi.

Nous voici propulsés à l'intérieur de ce collège où sont mis à nu les petits et les grands désespoirs.

Quelques morceaux choisis : 

"A peine entré dans ce petit bâtiment en pierre de taille du XIXè siècle, l'odeur me surprit, un mélange de craie, de poussière et de bois humide. Aucun souvenir ne me vint à l'esprit. juste une sensation étrange, emplie de mélancolie et d'appréhension à la fois, aussi familière qu'indistincte."

"L'autorité n'est pas acquise d'entrée de jeu, elle se mérite et se fonde sur le partage. Et ça, ils vous le font vite comprendre."

"Cela soulagea ma dépression que le vide autour de moi avait laissé naître."

"(...) J'étais heureux d'aller à l'école. Celle faite de coeurs et non de cours."

"Et puis seule comptait l'affection que m'inspiraient les enfants. Ce sentiment, dans toute sa sincérité et son désintéressement, se révéla être le meilleur bouclier, la meilleure parade contre toute agression."

"Pareillement, naissait un sentiment d'appartenance à l'école, à ces enfants. Il y avait de la fraternité dans cette affection. Petit à petit, par la force des choses, nous nous appropriions mutuellement."

"La vie me nomma gardien, un temps, d'un univers qui ne se laisse pas capturer, dont aucun témoignage, aucune photo, ne restituera la réalité. Un monde fermé aux adultes, à ceux-là mêmes qui ont trop souvent oublié l'avoir connu, il y a longtemps."

"En ayant aidé à l'envol des enfants et veillé sur leurs mues, j'avais construit le cercueil de ma propre adolescence. Ma jeunesse pouvait enfin reposer en paix."





samedi 5 mai 2018

Notre Dame de Reims : la Cathédrale des anges.


Il m'aura fallu presqu'un an pour vous livrer ces photos prises lors d'une sortie familiale !
Pour la peine, je ferai deux publications : une à l'extérieur et une à l'intérieur. La richesse des lieux et le poids de leur histoire sont sans doute la cause de ma lenteur. 

La construction de cette cathédrale a commencé en 1211 mais elle n'était pas la première. La présence d'un évêque a été attestée à Reims au IIIè siècle. La première cathédrale se situe au niveau du parking St Symphorien. 
Au début du Vè siècle l'évêque Nicaise décide d'installer sa cathédrale sur d'anciens thermes romains. Plusieurs édifices se succèdent. En 1210 un nouvel incendie le frappe et dès 1211, un fabuleux chantier démarrera jusqu'au XVIè siècle, donnant naissance à celle que l'on connaît, ce fleuron de l'architecture gothique.


2303 statues ornent l'édifice mais "l'ange au sourire" est l’emblème de Reims.








Pour en savoir plus, ce reportage :